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LES 10 ANS DE LA REMONTÉE EN D1 – EPISODE 8 : SPORTING CHARLEROI – Eupen

18 mars 2022 #souvenir
En ce mois de mars, la venue du rival Eupenois permettait aux Zèbres de faire un grand pas vers le titre. Pour rappel, à la trêve, Eupen devançait le RCSC de 9 points et, à la veille de ce match, Charleroi était passé devant les Pandas et possédait 3 unités de plus que son adversaire. Près de 13.000 supporters attendaient ce moment et cette probable délivrance.

Sporting Charleroi 3 – 0 Eupen. Le contexte
Les personnes qui ont pris place en tribune dans le Stade du Pays de Charleroi en ont eu pour leur argent. Le Sporting a bel et bien confirmé qu’il avait tous les atouts pour aller chercher le titre. Les pandas n’ont pu que constater les dégâts et même si rien n’était dit à six rencontres de la fin, les Carolos possédaient désormais six unités d’avance sur leur poursuivant.
Les Zèbres avaient ouvert le score sur un but inscrit (des poings) par Harlem Gnohere, mais accordé par l’arbitre. Si on en était resté là, on aurait sans doute beaucoup épilogué. Mais les Carolos ont eu le bon goût de parachever leur succès en marquant deux autres buts (via Gnohere encore et Yagan) dans le dernier quart d’heure, d’un match de fort bonne qualité. Le choc avait tenu toutes ses promesses.
RCSC: Coqu, Dzinic, Verbist, Satli, Martos, Bojovic, Kage (87e Fabris), Kumedor, Ederson, Milicevic (82e Houdret), Gnohere (78é Yagan).
EUPEN: Deumeland, Kocabas, Kis, Debefve (69e Espinal), Saglik, Masmanidis, Le Postollec, Diakhaté, Ciani (46e Biermann), Santos, Lallemand (82e Teruel).
Buts: Gnohere (20e, 74e), Yagan (80e)
Cartes Jaunes: Coqu, Dzinic, Kumedor, Saglik, Masmanidis, Le Postollec.

Carte Rouge: Kocabas.

Le témoin : David “Bello” Dal Mut
Quel a été ton ressenti, lorsque le Sporting est descendu en D2 ?

Je l’ai vécu très mal. Directement, au fil du match, et suivant les choses qui se passaient sur le banc, je pleurais. Avec le décès de ma maman, ce fut la seule fois où je versais des larmes, au Sporting.
Dès le début de la saison, les ambitions ont été clairement affichées : la montée.
Abbas Bayat a fait ce qu’il fallait et nous sommes remontés directement en D1. Par la suite, nous avons joué en Europe et nous avons été parfaitement repris par MM. Debecq et Mehdi Bayat.
Pourtant, les premières journées furent difficiles….
Avec l’effectif que nous possédions, les doutes ne pouvaient être que passagers. Il faut savoir qu’à cette période, si tu ne parviens pas à retrouver la D1 la même année, tu vas stagner 5 ou 6 saisons dans l’antichambre. Le boulot a été formidablement fait et je voudrais tirer mon chapeau aux joueurs et à la direction.
Toi qui, au quotidien, entretenait des rapports avec les joueurs et les supporters, quels étaient les sons de cloches ?
Se retrouver en D2, c’était tout reprendre à zéro. Il fallait continuer à travailler de la même façon qu’en première division. Tout le monde (direction, personnel, etc.) s’est remis en question. Un boulot remarquable a été effectué, afin que tout se passe bien, que les joueurs soient servis comme à l’échelon supérieur. Les dirigeants nous ont mis dans les bonnes conditions et cela a porté ses fruits.
De ton côté, ton travail était-il différent ?
 
La routine était la même. J’avais toujours cette petite pensée : allons-nous retourner en D1 ? Notre entame du championnat fut mitigée. Mais la direction a fait en sorte que tout soit mis en place et les supporters ont toujours été présents, à domicile et en déplacement. Cela nous a énormément touchés.
Plus de 10.000 supporters en D2, c’était fantastique….
 
Les choses ont changé. Nous avons connu le Covid et le coût de la vie a augmenté fortement. Je comprends les supporters. Tout le monde n’a pas un boulot et se nourrir est plus important que de venir au stade. Même si le public est moins nombreux, je suis de tout cœur avec eux. La vie est devenue onéreuse et affolante.
Si tu devais ne garder qu’un souvenir de cette saison, lequel serait-il ?

La montée et l’envahissement de terrain. Ça ne fait aucun doute. Nous avons connu d’autres moments, mais celui-là était magique. La communion avec les supporters, la fin de nuit, tout cela est inoubliable.